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L’actualité presse le débat. L’angle médiatique enferme la population dans l’opposition « pro » ou « anti »-fessées. Il est urgent pour les personnalités publiques de se pencher sur le sujet afin de se positionner clairement.
Bien sûr, l’idée est de faire évoluer les mentalités vers une « prise de conscience » comme le souhaite la secrétaire d’État Laurence Rossignol, mais cela ne se fera malheureusement jamais sans loi ! Les réactions virulentes et rétrogrades au sujet de la « fessée » sont malheureusement aujourd’hui les mêmes qu’en 2010 lorsque Edwige Antier a déposé son projet de loi (n°2244). La peine de mort aurait certainement toujours cours s’il avait fallu attendre l’approbation de l’opinion publique à son abolition en 1981.

« C’est un manque de courage politique. On n’a jamais vu une population décider subitement d’arrêter de frapper les femmes sans loi. Il faut des lois pour cela. La France, pays des droits de l’homme, n’est toujours pas celui des droits des enfants. » « Il faut que ce soit une loi symbolique, forte, qui puisse permettre d’accompagner les parents à ne plus utiliser ces mauvais outils. » ( Dr Gilles Lazimi dans un entretien sur France 5)(1.).

Une réponse que je lis régulièrement depuis l’information de la condamnation
du Conseil de l’Europe : « Les politiques, ils feraient mieux de s’occuper des sujets importants au lieu de vouloir nous empêcher d’élever nos gosses comme on veut. »
Et pourtant, c’est en prévenant les problèmes à la source que nous règlerons beaucoup de questions de santé publique (maltraitance et mort de deux enfants chaque jour, taux excessivement élevé de prise de psychotropes chez les adultes, suicide chez les jeunes, etc.). »


(1.) http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-faut-il-interdire-la-fessee–15735.asp?1=1