#NonAuHarcèlement

Un grand frappe un petit.
Un grand menace un petit d’une gifle s’il ne fait pas ce qu’il lui a demandé de faire.
Des grands regardent un petit se faire frapper par un autre grand mais ne réagissent pas.

Chaque jour, en France, des milliers d’enfants subissent ces traitements.
Dans l’indifférence générale.
Sans qu’aucun-e ministre ne se lève pour les défendre, pour dire non à ces violences.

Pourquoi ?
Parce que ces violences se passent à la maison, et que les grands ce sont les parents.

 

Madame la Ministre de l’Éducation Nationale,
Madame la Secrétaire d’État chargée de la Famille et de l’Enfance,

Lutter contre le harcèlement à l’école est un noble combat, qui doit être mené, et nous ne pouvons que nous associer à cette campagne.

Il est toutefois illusoire de vouloir remettre en cause ce qui se passe dans les cours de récré si nous laissons des millions d’enfants subir la violence éducative ordinaire au sein de leur foyer.

La violence éducative ordinaire (VEO), autrement dit les gifles, fessées, humiliations, menaces, que beaucoup de parents administrent à leurs enfants dans un but éducatif, croyant bien faire, doit être vivement combattue.

Outre sa violence intrinsèque, ses effets à court, moyen et long terme sont désastreux et engagent toute notre société. La VEO rend les enfants plus agressifs, diminue leur empathie, dégrade leur estime de soi, affaiblit leurs capacités de mémorisation et d’apprentissage, accroît leur anxiété et augmente le risque de dépression, de conduites addictives et à risques à l’adolescence et à l’âge adulte.

La VEO apprend aussi à un enfant que la violence peut être un mode acceptable de résolution des conflits, qu’il est toléré de frapper plus petit que soi, qu’il est normal de frapper les gens que l’on aime.

Dans une société qui prétend lutter contre toutes les violences, la violence éducative ordinaire ne doit plus avoir sa place.

Pour vraiment dire #NonAuHarcèlement,
il faut commencer par dire #StopVEO (Stop à la violence éducative ordinaire).