Monsieur le Président de la République,

Alors que 2 enfants décèdent de maltraitance ou négligence chaque jour en France,

Alors que le plan interministériel de lutte contre les violences faites aux enfants a été lancé par Laurence Rossignol, Ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes, le 1er mars 2017,

Alors que la société française commence tout juste à ouvrir les yeux sur les violences aux enfants, Alors que le « 119 – allo Enfance en danger » est très difficilement joignable, signe de son encombrement et du manque de moyens confiés à la protection de l’enfance,

Alors que la lutte contre les violences faites aux enfants est un enjeu de santé publique, en raison du lien entre les violences subies pendant l’enfance et les pathologies développées à l’âge adulte (addictions, comportements à risques) et la reproduction sur son entourage des violences subies, l’enfant agressé devenant agresseur (violences conjugales et/ou violences sur leurs propres enfants),

Alors que le Conseil de l’Europe et Comité des droits de l’enfant des Nations unies ont condamné l’Etat français à plusieurs reprises pour non-respect de la CIDE,

Alors que 52 pays dans le Monde (dont 22 au sein de l’Union européenne) ont aboli les châtiments corporels sur les enfants,

Alors que l’intégration de la protection de l’enfance dans un Ministère élargi des droits des femmes et de la famille faisait sens, les violences intrafamiliales étant majoritairement subies par les femmes et les enfants,

Vous avez décidé de supprimer la protection des enfants de votre organigramme politique, laissant entendre que la protection des plus faibles ne ferait pas partie de vos priorités.

Nous ne pouvons nous résigner à interpréter ce message comme un manque d’intérêt de votre part pour la protection des plus jeunes. Les enfants sont les citoyens de demain et, en dépit des apparences, ils ne sont pas suffisamment protégés.

Lutter contre les violences faites aux enfants, toutes les violences, incluant les violences éducatives, est un enjeu majeur de société.

Nous vous demandons de réintégrer la protection de l’enfance au rang de Ministère et de faire de cette cause l’une des priorités de votre quinquennat.

Nous sommes à votre disposition pour échanger et construire ensemble l’avenir serein de nos enfants.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.


Pour écrire au Président de la République, vous pouvez copier-coller le contenu de cette lettre sur cette page.

Si vous êtes membre de l’association Stop VEO ou d’une autre association en lien avec la protection de l’enfance, précisez que vous écrivez à titre de « Membre d’une association, d’un syndicat, d’une fondation ».

NB : Si vous écrivez en qualité de membre de l’association Stop VEO, vous devez envoyer ce courrier sans le modifier (ni retrait ni ajout quelconque).

Vous pouvez aussi adresser cette lettre par courrier à l’adresse suivante (courrier dispensé d’affranchissement) :

Monsieur le Président de la République
Palais de l’Elysée
55, rue du Faubourg St Honoré
75008 PARIS

Merci d’avance à toutes celles et tous ceux d’entre vous qui écriront au Président !