La dernière campagne de la Fondation pour l’Enfance a pour slogans «frapper son enfant» ou «violenter son enfant» ou «crier sur son enfant» ,« c’est le marquer pour longtemps».

Le but de cette campagne est de sensibiliser aux effets néfastes des violences tolérées, voire encouragées dans notre société, pour éduquer et modifier le comportement des enfants, qu’elles soient de nature physiques (punitions corporelles, sous forme de tapes, fessées, claques, pincements..), verbales (insultes,cris, dévalorisations, …), ou psychologiques (culpabilisations, humiliations, menaces, rejet…).

Stop VEO Enfance sans violences soutient cette campagne et milite pour l’obtention d’une loi au civil (sans nouvelle sanction pénale), qui abolirait tout châtiment corporel ou violence psychologique et verbale à visée éducative, comme l’ont fait 53 pays à ce jour, dont 23 dans l’Union Européenne.

Cette loi s’accompagnerait de campagnes d’information et de soutien à une parentalité respectueuse des besoins de l’enfant, selon ses stades de développement.

Loin de promouvoir une éducation sans autorité ni règles, il s’agit de poser le besoin fondamental de l’enfant d’être respecté dans son intégrité physique et psychologique et donc protégé de toute forme de violence, alors que les enfants sont les plus vulnérables.

Nombreux sont les conséquences néfastes des violences éducatives ordinaires sur la santé de l’enfant et sur son devenir : risques accrus de développer des troubles de l’estime de soi, des addictions, des troubles dépressifs, des comportements à risque, des troubles cognitifs, d’être auteur ou victime d’une agression…

De plus, la banalisation de ces pratiques éducatives – 85 % des familles les pratiqueraient- participe à l’escalade dans la maltraitance : dans 75 % des situations celle-ci a lieu dans un contexte de punitions corporelles.

Ce besoin est un droit fondamental reconnu dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant que la France a ratifié en 1989 et qui l’engage à interdire toute forme de violence envers les enfants, y compris les châtiments corporels.

Dans les pays nordiques qui ont légiféré depuis longtemps, les parents, pourtant opposés à la loi au moment de son vote, n’imaginent pas à présent éduquer avec des violences éducatives ordinaires et les taux de maltraitance et de violences ont fortement diminué dans la société.

En France, le manque d’information sur le développement des enfants conduit les adultes à des pratiques violentes, banalisées par le fait que eux-mêmes les ont subies lorsqu’ils étaient petits.

L’une des missions de Stop VEO Enfance sans violences est d’informer les parents sur les effets néfastes des VEO, afin que les connaissances succèdent aux idées reçues et que le regard porté sur l’enfance évolue enfin.