La Violence Éducative Ordinaire

La Violence Éducative Ordinaire (plus souvent nommée « VEO »), est la violence (physique, psychologique ou verbale) utilisée envers les enfants à titre éducatif (corrections, punitions) communément admise et tolérée (« ordinaire »). Plus simplement : claque, fessée, tape mais aussi humiliation, chantage affectif et autres.

Nommer la violence éducative ordinaire, c’est déjà en prendre conscience car le plus souvent, notre propre schéma éducatif et notre environnement sont tels que ces agissements nous paraissent normaux et justifiables.

Pourtant, de nombreuses études, notamment en neurosciences, ont démontré les conséquences néfastes de ces violences – mêmes « légères » – subies dans l’enfance.
Des auteurs comme Alice Miller (docteur en philosophie, psychologie et sociologie décédée en 2010) et Olivier Maurel (président de l’OVEO) démontrent comment se met en place l’engrenage de cette violence, ses conséquences sur la société et sa transmission aux générations à venir.

Pour aller plus loin : www.oveo.org (Observatoire de la Violence Éducative Ordinaire)

 

La violence éducative ordinaire paraît aux yeux de la majorité de la population française être un faux problème. Trop peu de parents entrevoient des alternatives. Ils pensent souvent en toute bonne foi qu’ils fessent leur enfant « pour son bien » et l’éducation bienveillante, ou « positive », est taxée de laxiste par ignorance.

Pourtant, il n’y a PAS de bonnes fessées.

Et en plus des conséquences néfastes de la violence éducative ordinaire, dans certaines familles fragiles, celle-ci s’accentue peu à peu et devient « maltraitance », au point qu’en France, 2 enfants par jour meurent sous les coups de leurs parents. Un chiffre qui fait froid dans le dos et que chacun doit pourtant regarder en face.

La Suède, qui a aboli les châtiments corporels en 1979 (malgré 70% d’avis défavorables dans la population), a un chiffre de décès d’enfants dus à la maltraitance quasi nul aujourd’hui.
Aujourd’hui d’ailleurs, (une génération après), 92% de la population est favorable à cette loi et considère comme « maltraitance » les fessées françaises, ce qui démontre bien combien l’appréciation du « raisonnable » est culturelle…

 

Légiférer sur le sujet permettrait de signifier clairement que la violence ne peut pas être cautionnée et qu’elle n’a PAS de valeur éducative.