Notre association a participé à une commission inter-associative (OVEO, Ensemble pour l’Éducation – sous l’égide de la Fondation pour l’Enfance et StopVEO) pour la création d’un texte sur la violence éducative ordinaire (VEO). Cette note avait pour objectif d’être intégrée au texte-cadre « formation petite enfance », qui servira désormais de référence pour toutes les formations des professionnels de la Petite Enfance.

Sa version définitive nationale est sortie aujourd’hui.

Voici les 2 paragraphes nous concernant pour les VEO :

« – L’enfant doit être protégé et respecté dans son intégrité. L’usage de la violence, physique, verbale ou psychologique, n’est pas une méthode éducative et a des conséquences sur le développement de l’enfant. Tout.e professionnel.le s’interdit, dans sa pratique, de recourir à la violence et aux humiliations.

– Les professionnel.le.s doivent connaître leur environnement institutionnel et juridique pour prévenir, détecter, signaler les cas de négligence et de violences faite aux enfants, qu’elles soient familiales ou professionnelles.
Leur employeur doit garantir les conditions de recueil de leur parole et de celle des enfants. Il doit, le cas échéant, permettre la remise en question des pratiques qui posent problème. »

Ce sont Amélie Hainselin, membre du CA de l’association et Valérie Morenne, membre active, qui, par leurs connaissances et expériences, en tant que professionnelles de la petite enfance, ont collaboré à la commission, en se penchant sur l’impact et les conséquences néfastes que peuvent avoir les violences éducatives ordinaires sur le développement des enfants, tant sur le plan psychique, physique, affectif, que neurologique. Il s’agissait, pour elles, de définir ce que sont les VEO avec des exemples concrets qui puissent parler au plus grand nombre, de contrer les fausses croyances et préjugés les concernant. Il leur a fallu, également, mettre l’accent sur la nécessité de former tous les professionnels au contact des enfants, pour qu’ils puissent repérer ces violences, ne pas y avoir recours, mais également accompagner les familles en partageant leurs connaissances, afin de les prévenir au sein des foyers. Un axe important était également de faire évoluer les représentations de chacun et de changer le regard sur l’éducation de l’enfant et sur le rôle de l’adulte.

Le projet de ce texte-cadre a été initialement présenté lors de la 1ère Journée Nationale des Professionnel.le.s de la Petite Enfance, par la Ministre Laurence Rossignol, mesure-phare du Plan d’Action pour la Petite Enfance, qui s’est tenue le 31 janvier dernier et à laquelle Amélie a assisté.

Il va maintenant être diffusé à chaque établissement d’accueil de jeunes enfants et dans les RAM.

Retrouvez le texte intégral ici