La loi du 10 Juillet dernier, loi abolissant les violences éducatives, est une formidable avancée pour le droit des enfants.

Néanmoins, la loi en elle-même ne suffit pas. Elle doit être accompagnée de vastes mesures de société.

En septembre dernier, StopVEO a été reçue au ministère de la Santé et des Solidarités afin de présenter des mesures répondant à ce besoin.

 

La commission des 1000 jours rendra ses conclusions en avril. Nous espérons que la question des violences éducatives sera traitée dans le cadre de la parentalité. Pour autant, cet angle ne sera pas suffisant à faire en sorte que le texte de loi, si fondamental, puisse être connu et reconnu par l’ensemble des citoyens.

Car :

1 – Nous savons qu’il est possible de changer d’attitude et de comportements. Dans les pays qui ont réduit l’usage des violences éducatives, le changement sociétal a eu lieu grâce à une combinaison de 3 facteurs :

  • Réforme de la loi
  • Une action concertée des différents acteurs du changement
  • Evolution de la compréhension que les enfants sont porteurs de droits.

Les stratégies nationales fonctionnent mieux quand les rôles et les responsabilités sont clairs et les mesures financées aux niveaux national et local.

 

2 – Le principal objectif de la loi est de communiquer explicitement sur le fait que toute forme de punition corporelle et/ou humiliante est inacceptable et que le fait de protéger les enfants contre toute forme de violence est dans l’intérêt de l’enfant, de la famille et de toute la société.

 

3 – Tous les professionnels qui travaillent directement ou indirectement avec des enfants ont besoin de formation et de compétences pour comprendre le but préventif de l’interdiction des violences éducatives.

 

  • Les personnes en charge des lois et règlements
  • Les travailleurs sociaux
  • Les enseignants, professeurs
  • Justice, police et gendarmerie
  • Les professionnels médicaux et de santé

 

4 – La mise en place efficace de mesures pour la loi demande

  • Une grande visibilité
  • Une coordination transversale de tous les secteurs concernés
  • Une coordination interministérielle

 

A ce titre, nous avons souhaité interpeller M. le Ministre Taquet une nouvelle fois à ce sujet, afin de lui demander de mettre en place ces mesures.

 

C’est donc plus d’une centaine d’adhérents qui s’est emparé d’un courrier, rédigé par StopVEO.

Posté alors même que la France fêtait le 30ième anniversaire de sa signature de la CIDE, ces courriers, provenant de toute la France, et même de Belgique, devraient arriver sur le bureau du ministre le 29 janvier.

Nous espérons obtenir un rendez-vous de la part de M. le Ministre prochainement !